نگاه به « باغ » ایرانی ...

۹ باغ ایرانی در فهرست میراث جهانی یونسکو

 



   « آب های چشمه را می ستاییم

    باغ ها و درختان را می ستاییم

    کوه ها ی آبریزان زمین و آسمان را

    می ستاییم

    دریاچه های آبزا را

   و کشتزار های سود بخش گندم را

   مزدا اهورا و آفریدگار را می ستاییم

   باد چالاک مزدا آفرید ه و کوه البرزرا

    زمین و همه ی چیزهای نیک را  می ستاییم

                                                     یشت ها – اوستا – »



گرامی داشت زیست بوم واکولوژی و پاک نگاه داشتن آب باد خاک و آتش و باغ ها و کشتزارها

در آیین زرتشت و نزد زرتشتیان اهمیت بسیار داشته و دارد . به همین جهت گنجانده شدن  نه باغ

ایرانی در فهرست میراث جهانی بونسکو در نقاط مختلف ایران ؛ خبری خوش و مهم برای انجمن فرهنگی زرتشتیان پاریس ؛

 به ویژه برای دوستداران محیط زیست – زیست بوم –

 می تواند باشد ...


نه  باغ که از نقاط مختلف ایران، از سال 2011 در فهرست میراث جهانی یونسکو با نام " نگاه به باغ ایرانی" 

 قرار گرفته اند .


این ها هستند که هر کدام از آنها از تنوع باغهای ایرانی حکایت می کنند : 


    
باغ باستانی پاسارگاد، در پاسارگاد؛       

     باغ ارام، شیراز؛

     باغ چله سووتون، اصفهان؛

     باغ انتها، در کاشان؛

     باغ عباس آباد، در نزدیکی بهشهر؛

     باغ شاهزاده در ماهان؛

     باغ دولات آباد یزد؛

     باغ پهلوان پور، مهریز؛

     باغ اکبریه، بیرجند

    Ancien jardin de Pasargades, à Pasargades ;

    Jardin d'Eram, à Shiraz ;

    Jardin du Chehel Sotoun, à Ispahan ;

    Jardin de Fin, à Kashan ;

    Jardin d'Abbas Abad, près de Behshahr ;

    Jardin de Shahzadeh, à Mahan ;

    Jardin de Dolatabad, à Yazd ;

    Jardin de Pahlevanpour, à Mehriz ;

    Jardin d'Akbarieh, à Birjand



Photo: Shazdeh Garden, Mahan, Iran


Le jardin est vu comme une représentation du paradis sur terre et de manière plus générale de la création divine. De même que Dieu a créé le monde selon un ordre défini,

 le jardin persan obéit à des règles elles aussi précises. La symétrie est primordiale et l’eau est un élément central, symbole de vie. Ainsi, le jardin persan n’est pas simplement

un style mais s’inscrit dans une vision du monde qui est spécifique au monde iranien. Elle a influencé l’art du jardin de l’Inde à l’Andalousie.



Jardin Ghavam, Chiraz


Dans la littérature persane, plusieurs mots “Bagh sarâ”, “Pardis”, “Ferdows” ou encore “Bustân”, ayant chacun leur signification propre, sont utilisés pour évoquer le jardin.

Le jardin persan possède trois caractéristiques singulières. Tout d’abord, un chemin d’eau trouvant sa source dans un bassin central le parcourt, généralement en son centre.

 Puis, le jardin est toujours clos, entouré par une rangée d’arbres et des murs. Enfin, le jardin fait partie d’un complexe comprenant également une résidence d’été.




Jardin Dolat-abad, Yazd 


Un autre des éléments clé du jardin persan est l’ombre. Dans un pays caractérisé par la chaleur et le soleil, l’architecte cherche à créer un lieu de rafraîchissement.

 La lumière du soleil et ses effets sont un facteur important dans la structure du jardin. Le choix des arbres se fait donc généralement en fonction de l’ombre qu’ils produisent.

On trouve au pied des arbres des fleurs. Leur parfum constitue un autre élément essentiel du jardin persan.


L’histoire des jardins persans est lié à celle des Ganâtes. Les premiers jardins perses se trouvaient sur leur chemin. On les trouve ainsi dans des villes comme Tabas,

Yazd, Gonabad et Birjand, qui se trouvent dans le désert. Selon certains spécialistes et historiens,

 le jardin du palais de Pasargad à Persépolis était le premier jardin de ce style. Par la suite, durant la dynastie sassanide, les jardins persans ont été construits

 en face de palais et de temples. Puis, tout au long de la période islamique, les jardins persans ont évolué (avec l’utilisation plus importante de mosaïques peintes).

 Au fur-et-à-mesure de son évolution, le jardin est devenu pour les Iraniens un lieu de loisir mais également de spiritualité.

 Il a de fait beaucoup influencé les poètes perses. Saadi, le “maître de la parole” comme l’appellent les Iraniens,

 a nommé ses deux chefs-d’oeuvres “Bustân” et “Golestân” qui signifient respectivement “jardin” et “jardin des fleurs”.

 


« Que te servirait d’avoir une coudée de fleurs [roses] ?

Emporte sur toi une feuille de mon Jardin des fleurs [Golestân] ;

La durée de vie d’une fleur, ce n’est qu’une semaine, tout au plus,

Ce Jardin à moi, il dure à jamais, toujours en prospérité. » Saadi


Mausolée de Saadi, Chiraz 

“ Ne te plains pas de l’aquilon dans nos jardins, Hâfiz.

Cherche la rose sans épine, ô esprit fort ! Où est-ce ? ” Hafez. 

Ces deux strophes montrent ainsi la prééminence de la symbolique du jardin dans la poésie persane.

L’art du tapis a également été influencé par le jardin persan. Il s’agit d’un élément clé dans les motifs de nombreux tapis au point qu’Arthur Pope,

 archéologue américain et historien de l’art iranien, avait dit : “le jardin est le sujet le plus intéressant pour les Iraniens.


 [...] Le tapis iranien est plus un jardin qu’un tapis.” Le tapis offre une vision du jardin par le haut et dans son ensemble.



آب های چشمه را می ستاییم

باغ ها و درختان را می ستاییم

کوه ها ی آبریزان زمین و آسمان را

می ستاییم

دریاچه های آبزا را

و کشتزار های سود بخش گندم را

مزدا اهورا و آفریدگار را می ستاییم

باد چالاک مزدا آفرید ه و کوه البرزرا

 زمین و همه ی چیزهای نیک را  می ستاییم

   یشت ها – اوستا –


  

   

  




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